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Famille Chretienne

26 Junho 2010

« Les Belges doivent retrouver leur ambition »

 
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Il y a plusieurs manières d’évoquer la crise communautaire belge. Plutôt qu’à des experts ou à des politiques, nous avons choisi de demander à deux chrétiens d’Anvers de nous en présenter les enjeux.
C’est le point de vue d’un couple flamand, parmi bien d’autres possibles. Jan De Volder est journaliste à l’hebdomadaire catholique Tertio et membre de la Communauté Sant’Egidio depuis des années. Son épouse, Hilde Kieboom, est la responsable de cette communauté pour la Belgique. Un engagement au service des plus démunis qui lui a valu d’être anoblie en 2003 par le roi Albert II. Selon eux, le malaise belge a clairement des racines spirituelles.


Peut-on sérieusement imaginer que, dans quelques mois, il n’y aura peut-être plus de Belgique ?
Jan De Volder: Evidemment. D’un côté, on peut se rassurer en se disant que la Belgique a toujours traversé des crises communautaires ces dernières années et que vous ne voyez pas les gens se balader à Anvers en agitant leur drapeau flamand. C’est un pays tranquille. Mais d’un autre côté, nous avons pour la première fois un parti ouvertement séparatiste, le N-VA, qui a très clairement gagné les élections. Comment cela va-t-il finir ? C’est difficile à dire. Mais une dynamique est enclenchée, qui peut éventuellement mener à une division plus forte du pays, voire  à une scission.
Hilde Kieboom: Si c’était le cas, je pense que ce serait vraiment dommage parce que la Belgique est quand même le symbole du « vivre-ensemble » entre peuples différents.
Les différences identitaires entre Flamands et Wallons sont vraiment si fortes que cela ?
JDV : Il y a bien sûr des différences culturelles dans notre pays, qui est à la jonction du monde latin et du monde germanique. Mais le drame, c’est qu’on privilégie la caricature : le Flamand travailleur et carré face au Wallon paresseux. Alors que la réalité est évidemment plus complexe.
Chez les Flamands, un sentiment de frustration s’est développé à partir de deux ou trois clichés: les francophones continuent à être arrogants et, par exemple, ne font pas d’efforts pour apprendre notre langue alors que c’est nous qui les entretenons. « Le Flamand, il est bon à payer ».
En fait, nous ne nous intéressons plus les uns aux autres. Il faut vraiment le vouloir pour tisser des liens en dehors de sa communauté linguistique. Mais le fond du problème, c’est que nous appuyons beaucoup trop sur nos divisions. A Sant’Egidio, une de nos règles d’or est de travailler de manière déterminée à ce qui nous unit plus qu’à chérir ce qui nous divise. Les institutions belges ont certainement besoin d’améliorations pour être plus efficaces, mais l’essentiel est de retrouver la volonté de vivre ensemble.  Parce que derrière la volonté de scission de certains Flamands se cache quelque chose de bien égoïste.
H.K. : Historiquement, le projet de la Belgique vient du mariage entre les catholiques et les libéraux. Or il y a eu une très forte sécularisation. Et il ne nous reste plus aujourd’hui que le matérialisme. Nous avons perdu cette vision fondée sur l’idée très chrétienne qu’on ne vit pas pour soi-même mais pour les autres. Bien sûr le colonialisme était présent, mais il y avait aussi une vraie générosité : la Belgique a envoyé des missionnaires, comme le Père Damien, dans le monde entier. 
 Je trouve que cette perte du sens de la grandeur chrétienne est très imprudente. Et le petit jeu auquel nous jouons ces dernières années me semble un peu irresponsable. Parce que la vie nous donne des problèmes à régler autrement plus sérieux que notre petite querelle entre Wallons et Flamands, qui prend presque tout l’espace public !
Nous pourrions avoir un peu plus d’ambition : la vie publique c’est tout de même autre chose que dire qu’on ne veut pas partager nos sous avec les Wallons ! Nous gaspillons notre énergie en de vaines querelles. Si nous continuons ainsi, nous deviendrons insignifiants à l’échelle internationale.
De quoi  la Belgique a-t-elle le plus besoin aujourd’hui ?
JDV : Nous avons besoin de voir grand. Nous sommes en train de succomber à la tentation provincialiste : se replier sur son petit chez-soi, cultiver sa province riche et calme et se retirer de la marche du vaste monde. Nous devons résister à cette tentation.
Bien sûr qu’il ya un besoin d’identité – je ne crois pas au cosmopolitisme béat : chacun a besoin d’un chez-soi d’où voir le monde. Mais comme chrétien, je dirais que notre pays a besoin d’Evangile et donc d’ambition pour lui-même.
HK : Nous devons retrouver la foi et réapprendre à être généreux. Nous évoquions la division entre néerlandophones et francophones mais la Belgique est minée par bien d’autres fractures : jeunes/ personnes âgées, riches/pauvres, malades/bien portants, immigrés/Belges. Face à cela, nous sommes soit cyniques soit désespérés, parce que prisonniers de la peur. Peur de la souffrance, peur  de la maladie, peur de la vieillesse, peur  de la pauvreté, peur de l’exclusion…
La sécularisation, c’est quelque chose de très concret : les gens n’ont plus la foi, plus de ressources intérieures, plus de force. Devenus trop fragiles à l’intérieur de nous-mêmes, nous ne supportons plus rien. Nous ne pouvons plus voir un malade, nous sommes incapables de parler à un étranger, nous ne supportons plus de prendre nos vieux parents chez nous… C’est toujours trop compliqué. Même notre propre vie nous paraît trop difficile. Alors, au lieu d’aller vers l’autre et de chercher des solutions, ce qui demande de l’intelligence, de la finesse et un peu de courage, nous nous mettons à jouer avec des idées comme l’euthanasie, le rejet des autres, ou le suicide – qui est un drame  de ce pays. Il est urgent de retrouver le sens du réel en nous liant plus nettement à Dieu et aux autres.
Derrière l’actuelle crise belge, il y a un vrai problème spirituel. Et je dirais que, d’une certaine manière, les Belges ont besoin de retrouver, dans leur vie quotidienne, la force d’un vrai esprit vraiment chrétien.


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